jeudi 6 novembre 2014

LETTRE AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE

 PLAINTE CONTRE UNE EXCISEUSE RÉCIDIVISTE ET LES PARENTS DES VICTIMES

Le Comité Nigérien sur les pratiques Traditionnelles  ayant effet sur la Santé des Femmes et des Enfants (CONIPRAT), dont nous assumons la Présidence s’est assigné comme mission de lutter contre toutes les formes de Pratiques Traditionnelles néfastes à la santé de la mère et de l’enfant, plus particulièrement les Mutilations Génitales Féminines (MGF) et de promouvoir celles qui sont bénéfiques.
Dans le cadre de la lutte contre les MGF, nous avons entrepris une large campagne de sensibilisation et de formation des différentes couches de la population y compris les chefs coutumiers et religieux, les forces de l’ordre, les magistrats et juges, les tradipraticiens, les scolaires et la communauté à la base des zones d’intervention etc……
Par ailleurs, la politique du gouvernement en la matière s’est traduite par la promulgation de la loi pénale N°2003-025 du 13 Juin 2003 révisée en 2006.
Malgré la sensibilisation et tous les efforts de notre organisation, nous venons de découvrir que malheureusement Madame Rakia Sorry Exciseuse reconvertie, habitant de Hogo Sorry a excisée le samedi 27 octobre 2014 des dizaines de fillettes de plusieurs villages et hameaux récidivistes du 5e arrondissement situé entre 15 et 20 km de Niamey sur la route de de Torodi . Tous ces villages ont bénéficié de la sensibilisation et de la formation sur les droits humains incluant les MGFde CONIPRAT.  Nous avons organisé une déclaration publique d’abandon des MGF à la fin d’un projet  en 2010 sous la présidence de Madame la Ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’enfant de l’époque, en présence des représentants de la BAD et Maire de la Commune V. Au cours de cette manifestation la population s’est engagée à abandonner définitivement l’excision.
Monsieur le Procureur, en notre qualité de Secrétaire Exécutive, nous avons l’honneur de nous constituer en partie civile et porter plainte contre cette Exciseuse qui est à sa 4e arrestation et les parents des survivantes qui ont délibérément violé la loi pénale N°2003-025 du 13 Juin 2003 révisée en 2006.
Nous avons dores et déjà que certaines victimes gravé blessée ont cessé de fréquenter leur établissement suite à cette excision.
E n espérant que notre plainte retiendra votre attention, veuillez agréer Monsieur le Procureur, l’expression de notre profond respect.
Ampliation : Ministre de la justice, Garde des Sceaux
                    Ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la
                    Protection de l’Enfant
                    Ministre de la Santé Publique
                    UNICEF
                       UNFPA
                       OMS
                       OXFAM et Cadre de Concertation des intervenants en matière de lutte
                       contre les violences basée sur le genre
                       CONGAFEN
                       RAIL/SIDA
                       CONAFE
                       ROASSN


RESPONSABILITE CITOYENNE

                              

A l'occasion de la commémoration de la 18ème édition de la Journée nationale de la Concorde, le président du Mouvement pour laPromotion de la Citoyenneté Responsable(MPCR), M. Nouhou Arzika, a présidé, mercredi dernier, un meeting à la tribune officielle de Zinder. On y notait la présence du Secrétaire général du gouvernement, M. Gandou Zakara, (en mission de travail dans la région dans le cadre des inspections des directions régionales des Archives), du Gouverneur de la région, M. Oumarou Saidou Issaka, et du Sultan du Damagaram, l'honorable Aboubacar Sanda, ainsi que d'un public venu nombreux.

Dans son discours inaugural, le président du MPCR a déclaré que l'institution au Niger de la Journée nationale de la Concorde est une décision très salutaire, une occasion unique annuelle pour permettre à tous les citoyens de réfléchir ensemble sur les grandes préoccupations nationales relatives à la paix, à l'unité, à la fraternité, à l cohésion, à la solidarité et à la concorde nationale''. C'est, selon lui, « un moment idéal pour amener, chaque Nigérien à prendre conscience des enjeux de sa responsabilité citoyenne dans l'œuvre de construction de la nation dans un esprit de concorde nationale ». M. Nouhou Arzika, estime que les actions doivent être entreprises à tous les niveaux et par tous afin de contribuer à la consolidation de la paix, de l'unité et de la fraternité ainsi qu'à la promotion de la concorde nationale.
Le MPCR  entend apporter sa contribution à l'œuvre nationale. 

Les OSC du Sénégal à l'école des médias sociaux

Dans le cadre du projet « Briser le silence, lever les tabous, mieux informer sur les violences basées sur le genre en Afrique de l’Ouest », l’IPAO organise un atelier  formation aux médias sociaux destinée aux organisations de la société civile défenseurs des victimes de violences basées sur le genre. Cette formation a lieu à Dakar du 10 au 12 Septembre 2014.
Ce projet vise le renforcement des capacités des OSC pour mieux sensibiliser le public au respect des droits des victimes de violence basée sur le genre. Il est soutenu par l’Union européenne. Spécifiquement cet atelier de formation répond au besoin de doter les  OSC de disposer d’outils adéquats pour informer le public sur ces violences, et susciter une mobilisation avec la communauté web. En effet, lorsqu’elles sollicitent les médias traditionnels, ces organisations se heurtent souvent au conformisme ambiant qui  empêche la libre expression. De plus, ces médias pour la plupart, continuent de véhiculer des clichés sur les violences basées sur le genre et accordent peu de place dans leurs colonnes aux différentes de restriction de droits qui ne sont traités que de manière anecdotique.
Depuis quelques années, l’IPAO a intensifié son programme de formation des OSC et citoyens à l’utilisation aux médias sociaux, y compris au Sénégal, avec des résultats encourageants en termes d’impact sur la veille citoyenne. Dans ce pays, pas moins de 5 ateliers ont été organisés entre 2013 et 2014.
Malgré un taux de pénétration encore assez bas (estimé à 4,5% par l’UIT, données d’Août 2012), le nombre d’internautes ne cesse de croître dans ce pays, profitant d’un service mobile en pleine expansion sur l’étendue du territoire sénégalais (2,3 millions d’internautes recensés en avril 2013, source Social Bakers). Cette nouvelle donne ouvre la porte à de nouvelles habitudes de production, et consommation de l’information. Les élections de 2012 au Sénégal illustrent bien la place désormais prépondérante de l’utilisation des réseaux sociaux pour la production d’une information citoyenne ou pour la mobilisation sociale. Dans ce paysage, où il a véritablement contribué à renforcer les capacités des acteurs clés de cet espace aujourd’hui riche en innovations et en usages, l’IPAO continue à développer un programme de formation des OSC aux médias sociaux, à la fois pour élargir la base des bénéficiaires, mais aussi pour consolider les acquis existants et ancrer ce réflexe de production, alimentation et mise à jour de ces supports comme outil dans le plaidoyer.
 Dix organisations seront formées et verront leurs capacités renforcées à la création de blog et utilisation des nouveaux médias en vue de partager les informations avec toute la communauté web.

AssembléeGénéraleCONIPRAT




Les 9 et 10 Mai 2014 s’est tenue dans les locaux de l’Académie des Arts Martiaux de Niamey, la 6ème Assemblée Générale (AG) de l’ONG Comité Nigérien sur les Pratiques Traditionnelles ayant effet sur la Santé des Femmes et des Enfants (CONIPRAT) dont le thème est : Au delà des Pratiques Traditionnelles, le CONIPRAT s’engage à promouvoir un environnement protecteur des droits des femmes et des enfants. Ont pris part à cette Assemblée Générale : les 7 membres du Bureau Exécutif National (BEN), 16 participants des 8 Régions dont 2 participants par Antenne Régionale, des représentants de la Section Jeunes/CONIPRAT, des membres actifs enfin des représentants des ONG et Associations de Développement et des réseaux nationaux auxquels CONIPRAT est affilié.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la représentante de Madame la Ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, la Conseillère en Genre du Premier Ministre, du Représentant de l’Association des Chefs Traditionnels du Niger et les Ambassadeurs de bonne volonté de CONIPRAT.

Dans son mot de bienvenue, la Présidente du BEN a remercié les invités et les participants, avant de présenter la situation de l’ONG. Elle a soulignée les résultats enregistrés de 2009-2013, entre autres :

- Le plaidoyer auprès du Gouvernement pour obtenir son engagement dans la lutte contre les MGF et soutenir l’adoption d’une Résolution Onusienne interdisant la pratique des MGF au plan mondial.

- Le plaidoyer ayant abouti à l’engagement de la Première Dame Dr Malika Issoufou Mahamadou en qualité de Marraine de lutte contre les MGF.

- L’engagement de trente (30) personnalités en qualité d’Ambassadeurs de bonne volonté du CONIPRAT

- La mise en œuvre de 10 programmes et projets dans 73 villages de la Région de Tillabéry et la Communauté Urbaine de Niamey

- L’engagement des communautés de certains bastions des MGF à accepter le changement et à bannir la pratique, à travers 10 déclarations publiques d’abandon des MGF

- La reconversion de 73 exciseuses de la Région de Tillabéry et la Communauté Urbaine de Niamey qui ont déposé les lames et couteaux et mènent des Activités Génératrices de Revenus

- Contribution à l’adoption de la Résolution 67/146 interdisant au plan mondial la pratique des Mutilations Génitales Féminines (MGF)

- Octroi de micro crédit pour une activité Génératrice de Revenus à 229 membres des groupements féminins de la Région de Tillabéry et la Communauté Urbaine de Niamey

- 38880 messages sur les MGF et le Mariage Précoce ont été diffusé sur les ondes des radios communautaires de Tillabéry et des radios privées de la Communauté Urbaine de Niamey

- La célébration des différentes éditions de la Journée Internationale « Tolérance zéro aux MGF »

- La contribution de l’ONG à la réduction progressive de la prévalence nationale de la pratique des MGF de 5% en 1998, à 2,2% en 2006 et 2% en 2012 selon les résultats des Enquêtes Démographiques et de Santé et à Indicateurs Multiples.

- Inauguration du Siège National et la réalisation de travaux d’extension

- La réalisation d’une analyse organisationnelle de l’ONG dans la perspective de ses nouvelles orientations

Malgré ces résultats satisfaisants, des difficultés subsistent dont entre autres:

- l’autofinancement des charges récurrentes au fonctionnement de l’ONG.

- Le bénévolat qui démobilise et démotive les membres actifs notamment les jeunes

- l’insuffisance de la couverture des interventions de lutte contre les MGF et les autres pratiques traditionnelles néfastes reléguées au second plan, telles que l’ablation de la luette, le mariage précoce, le gavage, les saignées, les scarifications….etc.

- les difficultés d’application effective de la loi anti MGF adoptée en 2003,

La présentation de rapports moral et financier du BEN pour la période 2009-2013, ceux des huit (8) Antennes Régionales, les amendements des statuts et règlement intérieur, celui du Plan d’action triennal 2014-2017, suivis de débats ont précédé la mise en place du nouveau bureau.








mardi 4 novembre 2014

Promotion et Protection des droits humains



Malgré toutes les actions menées par les organisations de la société civile, les femmes et les enfants  n’ont pas encore accès à une pleine reconnaissance de leurs droits fondamentaux et subissent encore une entrave importante à leur dignité humaine. 
C’est pourquoi depuis 2005, les ONG et Associations œuvrant dans la lutte contre les violences basées sur le genre se sont retrouvées autour d’un cadre de concertation  afin d’unir leurs forces et partager leurs expériences pour une lutte commune contre ces violences dont les causes sont  multiples et profondes. Elles demeurent liées  au contexte socioculturel, économique  et politico institutionnel du pays.
Au Niger les femmes et les enfants sont soumis à la pratique des Mutilations Génitales Féminines  et dans le contexte actuel, les indications pouvant montrer une tendance à la baisse du phénomène sont moindres.
Aujourd’hui grâce aux actions des structures membres du cadre de concertation en matière de lutte contre les Violences Basées sur le genre des avancées sont notées dans tous les domaines de la sphère sociale et les femmes participent davantage aux prises de décisions.
A cet effet, des consortiums de plusieurs ONG ont vu  le jour dans le but d’une meilleure prise en charge holistique des survivantes. Notons que cette prise en charge se fait à plusieurs niveaux :
·         médical
·         social
·         psychologique


·         juridique
·         autonomisation
·         politique.