Titre de la Session: Conversation avec les premières dames Africaines; répondre au besoin
urgent d’élimination les mutilations génitales féminines
Mme Sika Koboré Première Dame du Faso
a
rappelé l’enjeu de la situation et du risque auquel les filles sont fortement
exposées dans le monde à subir la pratique des mutilations génitales féminines.
Selon la modératrice, chaque dix (10) secondes, une (1) fille subit la pratique
de l’excision. Si rien n’est fait, plus de cinquante millions de fillettes
risquent d’être excision d’ici 2030. La
plupart des pays se sont dotés d’une loi criminalisant la pratique de
l’excision, ce qui avait conduit au rabattement de l’âge de la pratique de
l’excision rendu la pratique plus précoce chez la fille souvent à la première
semaine de la naissance. C’est à ce titre que les première dames ont un grand
rôle à jouer car pouvant influencer les décideurs qu’ils soient exécutifs ou
législateurs et même le niveau administratif et déconcentré.
Avant de
commencer les réponses aux questions et pour enrichir les débats, un film
burkinabé intitulé GALOP (Groupe d’Action de Lobbing et de plaidoyer) a été
projeté à l’assistance. Ce film sert d’outil de plaidoyer et de sensibilisation
pour lever les goulots à la participation de la femme au développement. Dans ce
film l’on retient l’engagement des épouses des hautes personnalités à travers
le fort plaidoyer auprès de leurs époux pour promouvoir le droit des filles à
être protégées contre l’excision.
1. Comment en tant que première Dame, vous arrivé à
mobiliser les acteurs à tous les niveaux y compris au niveau
communautaire ?
On note
qu’à ce niveau plusieurs actions menées par la première Dame :
-
Six ministères ciblés par le GALOP ou des visites spécifiques sont effectuées
aux six (6) membres de gouvernement concernés ainsi que le premier ministre
afin de susciter plus d’engagement de ces personnalités clés sur les MGF
-
Vison intégrée pour la lutte permettant de prendre en compte tous les
acteurs dans la lutte
2. Quelle stratégie préconiseriez-vous pour l’abandon des
MGF ?
Je mènerai les actions
suivantes pour le combat :
-
Mobilisation continue de mes paires premières Dames
-
Mobilisation et plaidoyer auprès de nos époux
-
Plaidoyer et mobilisation des ressources auprès de partenaires pour le
financement des programmes du CI-AF et ses déplacements vers les pays membres
-
Se faire accompagner par les chefs religieux et traditionnels
-
Visites des communautés
-
Plaidoyer sur l’intégration de la question des MGF dans les manuelles
scolaires
La première Dame s’engage à plaider pour le développement
d’une approche intégrée prenant en compte tous les aspects relatifs à la
pratique des MGF dans les communautés. L’association des premières Dame (APDAS)
en plein restructuration avec l’appui d’un consultant disposera bientôt d’un
plan stratégique qui sera adopté et sera soumis pour approbation lors du sommet
des chefs d’état en janvier 2019
3.
Quelle ont les activités que vous menez sur le
terrain ?
-
Rencontre des partenaires (OIC, coopération bilatérale comme la Guinée
Equatoriale etc )
-
Poursuite de la sensibilisation sur les dispositions pénales et les
conséquences de l’excision
La nécessité d’intervenir sur le terrain a été soutenu
par le témoignage poignant de Mme Woba excisée à l’âge 6ans qui a rencontré énormément
difficultés sur le plan sanitaire et psychologique. Elle a reçu le soutien de
son mari et s’est ferment engagée à être une ambassadrice de la lutte quel que
soit le milieu.
4.
Que pensez-vous
faire différemment en tant Première Dame pour que l’engagement et
l’implication de vos époux soit matérialisée.
-
Poursuite des
interpellations des autorités sur leurs engagements contre les MGF
-
Implication du ministère
l’éducation pour rehausser le taux de scolarisation des filles
-
Poursuite de la
mobilisation des épouses des personnalités
-
Visite des communautés
sur la thématique
-
Permettre d’assoir le
rôle des premières dames pour tenir compte de tous les problèmes
Quelques
commentaires/ contributions du public sur l’intervention de la première
Dame :
-
Aller au-delà des
discours et plaider pour une ligne budgétaire dans tous les pays (mobilisation
des ressources y compris auprès des partenaires)
-
Eriger des lois qui
avantagent les femmes et leurs permettent une autonomisation
-
Promouvoir d’avantage
l’éducation des filles
-
Maintenir l’élan du
plaidoyer des femmes des hautes personnalités auprès des époux
-
Rencontrer régulièrement
les communautés
-
Impliquer d’avantage les
leaders religieux et coutumiers qui jouent un rôle de premier rang dans la
lutte contre les Mutilations Génitales Féminines