jeudi 25 octobre 2018

CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LES MUTILATIONS GENITALES FEMININES (MGFS) DU 22 AU 25 OCTOBRE 2018 A OUAGADOUGOU (BURKINA FASO)



Titre de la Session: Conversation avec les premières dames Africaines; répondre au besoin urgent d’élimination les mutilations génitales féminines 

Mme  Sika Koboré Première Dame du Faso a rappelé l’enjeu de la situation et du risque auquel les filles sont fortement exposées dans le monde à subir la pratique des mutilations génitales féminines. Selon la modératrice, chaque dix (10) secondes, une (1) fille subit la pratique de l’excision. Si rien n’est fait, plus de cinquante millions de fillettes risquent d’être excision d’ici 2030.  La plupart des pays se sont dotés d’une loi criminalisant la pratique de l’excision, ce qui avait conduit au rabattement de l’âge de la pratique de l’excision rendu la pratique plus précoce chez la fille souvent à la première semaine de la naissance. C’est à ce titre que les première dames ont un grand rôle à jouer car pouvant influencer les décideurs qu’ils soient exécutifs ou législateurs et même le niveau administratif et déconcentré.
Avant de commencer les réponses aux questions et pour enrichir les débats, un film burkinabé intitulé GALOP (Groupe d’Action de Lobbing et de plaidoyer) a été projeté à l’assistance. Ce film sert d’outil de plaidoyer et de sensibilisation pour lever les goulots à la participation de la femme au développement. Dans ce film l’on retient l’engagement des épouses des hautes personnalités à travers le fort plaidoyer auprès de leurs époux pour promouvoir le droit des filles à être protégées contre l’excision.
1.    Comment en tant que première Dame, vous arrivé à mobiliser les acteurs à tous les niveaux y compris au niveau communautaire ?
On note qu’à ce niveau plusieurs actions menées par la première Dame :
-          Six ministères ciblés par le GALOP ou des visites spécifiques sont effectuées aux six (6) membres de gouvernement concernés ainsi que le premier ministre afin de susciter plus d’engagement de ces personnalités clés sur les MGF
-          Vison intégrée pour la lutte permettant de prendre en compte tous les acteurs dans la lutte

2.    Quelle stratégie préconiseriez-vous pour l’abandon des MGF ?
Je mènerai les actions suivantes pour le combat :
-          Mobilisation continue de mes paires premières Dames
-          Mobilisation et plaidoyer auprès de nos époux
-          Plaidoyer et mobilisation des ressources auprès de partenaires pour le financement des programmes du CI-AF et ses déplacements vers les pays membres
-          Se faire accompagner par les chefs religieux et traditionnels
-          Visites des communautés    
-          Plaidoyer sur l’intégration de la question des MGF dans les manuelles scolaires
La première Dame s’engage à plaider pour le développement d’une approche intégrée prenant en compte tous les aspects relatifs à la pratique des MGF dans les communautés. L’association des premières Dame (APDAS) en plein restructuration avec l’appui d’un consultant disposera bientôt d’un plan stratégique qui sera adopté et sera soumis pour approbation lors du sommet des chefs d’état en janvier 2019

3.    Quelle ont les activités que vous menez sur le terrain ?

-          Rencontre des partenaires (OIC, coopération bilatérale comme la Guinée Equatoriale  etc )
-          Poursuite de la sensibilisation sur les dispositions pénales et les conséquences de l’excision
La nécessité d’intervenir sur le terrain a été soutenu par le témoignage poignant de Mme Woba excisée à l’âge 6ans qui a rencontré énormément difficultés sur le plan sanitaire et psychologique. Elle a reçu le soutien de son mari et s’est ferment engagée à être une ambassadrice de la lutte quel que soit le milieu.

4.      Que pensez-vous faire différemment en tant Première Dame pour que l’engagement et l’implication de vos époux soit matérialisée.     
-          Poursuite des interpellations des autorités sur leurs engagements contre les MGF
-          Implication du ministère l’éducation pour rehausser le taux de scolarisation des filles
-          Poursuite de la mobilisation des épouses des personnalités
-          Visite des communautés sur la thématique
-          Permettre d’assoir le rôle des premières dames pour tenir compte de tous les problèmes
Quelques commentaires/ contributions du public sur l’intervention de la première Dame :
-          Aller au-delà des discours et plaider pour une ligne budgétaire dans tous les pays (mobilisation des ressources y compris auprès des partenaires)
-          Eriger des lois qui avantagent les femmes et leurs permettent une autonomisation
-          Promouvoir d’avantage l’éducation des filles 
-          Maintenir l’élan du plaidoyer des femmes des hautes personnalités auprès des époux
-          Rencontrer régulièrement les communautés
-          Impliquer d’avantage les leaders religieux et coutumiers qui jouent un rôle de premier rang dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines

                                                                                  Ouagadougou le 23 Octobre 2018

samedi 4 avril 2015

Dans le cadre de l'appui à la consolidation du programme de renforcement des capacités des communautés pour l'abandon des pratques néfastes notamment les Mutilations Génitales Féminines et Promouvoir un envoironnement protecteur des droits des femmes et des enfants dans 20 Villages de la Commune rurale de Makalondi, le CONIPRAT a conduit avec la Diva de la musique moderne nigérienne Fati Mariko une tournée dans 10 Villages de ce programmes avec l'appui financié de UNICEF. Un des objectifs de cette activté de faire la promotion de son film les silences du couteau qui met en exergue le caractère néfates des MGF. Il faut noter que les 10 autres villages seront touchés des les projets avenirs.
Dans le cadre de la célébrabration de ma journée internationale tolérance zéro aux MGF à sa 12e édition, le CONIPRATen collaborationn avec l'ASNIPED a organisé à la salle de réunion de l'hopital Nationa de Niamey un conférence débat. Cette activité  comme à leur habitude d'organiser les samedis pédiatrique sur la thématique santé maternelle et les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants notamment l'excision. Voir video

vendredi 6 février 2015

Le Niger à l'instar de la communauté 
internationale célèbre aujourd'hui 06 Février 2015 la journée internationale Tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines (MGF). A cette occasion le Chargé de Programmes Mr Amadou Moumouni Soumaila a été l'invité du journal de 20H d'hier 5 février de la Télévision Canal 3 Niger. Suivez l'extrait de son intervention sur ce blog.

lundi 26 janvier 2015

La célébration de la Journée Internationale « Tolérance  Zéro  aux  Mutilations  Génitales  Féminines /Excision  (MGF) »  est une occasion de faire le point sur la situation relative aux MGF et de donner  l’élan  aux efforts des Gouvernements du monde entier,des Agences du Système des Nations Unies,  des Parlementaires, des Responsables religieux, coutumiers et politiques de la Société Civile enfin de la Communauté entière sans omettre les Jeunes  en vue de l’élimination de la pratique des MGF/Excision.

Comment et par qui a-t-elle été instituée ?
C’est à l’occasion d’une conférence  internationale sur les MGF organisée par le Comité inter-       Africain sur les Pratiques Traditionnelles ayant effet sur la Santé des Femmes et des Enfants (CI-AF) en Février 2003 à Addis-Abeba (Ethiopie) que les Chefs d’Etats et de Gouvernements de trente (30) Pays  Africains ont décidé que le 6 Février de chaque année sera consacrée  à la Journée Internationale  « Tolérance Zéro aux MGF » d’ici 2015.

L’objectif  2015 est fixé pour tenir compte d’au moins trois (3) OMD parmi lesquels les Pratiques Traditionnelles dont les MGF trouvent une place.  Ce sont entre autres les OMD:

Lutte contre la pauvreté
Réduction de la mortalité Maternelle
Réduction de la mortalité Infantile
Le 20 Décembre  2012, l’ Assemblée Générale  des Nations Unies  ( RES/ 67 / 146 ) a rendu le combat mondial avec l’adoption de la  Résolution  ( RES/ 67/ 146   intitulée :  « Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les MGF  dans le monde ».
Depuis 2003, le CONIPRAT n’est pas resté en laisse pour la célébration de la dite Journée. Chaque année  un  thème est choisi  avec des messages différents visant des cibles différentes.
Cette année le thème retenu est : « Mobilisation et Implication du Personnel de la Santé pour accélérer  la Tolérance Zéro aux MGF.
A cette occasion, les responsables des établissements de formation en santé, les responsables des associations  des professionnels de santé en collaboration  avec le CONIPRAT sollicitent  l’appui financier des partenaires  traditionnels de l’ONG en cette occasion  pour réaliser les activités suivantes :

Une conférence débats au palais de Congrès  à l’intention élèves et étudiants  des établissements  de formation  en santé.
Un panel  destiné aux agents de santé,  toute   corporation confondue,  en collaboration avec  l’Association  Nigérienne des Pédiatres (ASNIPED)
Une campagne de sensibilisation des  femmes dans un centre de santé intégré (CSI)   du 5ème Arrondissement la  Communauté  Urbaine de Niamey, sur le thème  « Accouchement  et  excision par l’Association des Sages-Femmes du Niger(ASFN)
Une journée   de sensibilisation sur les MGF et le cadre juridique destiné aux étudiants de l’ENAM

Enfin un témoignage d’encouragement de la part du Gouvernent aux ex-exciseuses, reconverties, qui ont abandonné la pratique depuis 2000 sans aucune mesure répressive.



vendredi 23 janvier 2015

Participation à l'atelier de validation des résultats sur l'analyse de la situation de l'enfant au Niger et le developpement de la reponse stratégique de Plan/Niger du 19 au 23 Janvier 2015 au Siège de EPAD/Niger sur la route de Say